Master obtenu!

le 2 juillet, le résultat tombe, je suis admise avec mention bien à mon master Histoire Moderne...et mieux encore mon dossier d'admission est accepté pour entrer en Master 2 Recherche en vue de préparer une thèse...
que se passe-t-il dans ma tête? des tas de choses, c'est la première fois que je pleure à la vue d'un résultat d'examen... ma vie défile devant moi, toutes ses galères, mon enfance, toutes ses souffrances, tous ces tourments qui m'ont hantés; mes rêves de petite fille se réalisent enfin... la première personne à qui je téléphone est ma soeur, celle qui me comprendra, celle qui a été là à mes côtés... partie de rien, du niveau en dessous de 0 j'arrive presque à toucher mon but, je vais pouvoir être chercheur en Histoire plus tard... evidemment il y a encore du chemin à parcourir, rien n'est acquis mais quelle drôle de sensation... Je reviens à peine de Pologne où nous avons enterré toutes ces décennies de misère, d'atrocités pour atteindre un but qui semblait si loin... comment ces gens qui ont pu nous juger, ma famille et moi pourraient-ils voir en face que de ces enfants qui marchaient pieds nus, qui volaient pour manger, qui ne savaient à peine lire, qui étaient battus parfois violés, qui vivaient au fond d'un hangar pour mon père, ma mère qui s'est retrouvée dans un centre d'enfants des rues "sanatorium" car trop malades, en manque d'hygiène, comment ces gens là pourraient-ils admettre que oui on peut s'en sortir... bref la liste est longue et nous qui arrivions derrière avec ce passé si lourd, qui avons presque mieux vécu mais avec des conditions de vie d'avant les années 50, rejetés par les nôtres... comment est-ce possible? Aux yeux de la sociologie, nous sommes des cas à part, les enfants reproduisent le schéma de leurs parents... pas nous, non nous ne sommes plus dans ce cercle vicieux... revanche sur la vie, sur tout ce pourquoi nous sommes là... je suis pour une fois fière de moi et en même temps je me sens encore petite face au défi qu'il m'est donné de relever...
tout compte fait je me rends compte que vivre une vie ordinaire ne me convient pas, j'ai besoin de toujours découvrir chercher, avoir sa petite vie de nombre de personnes qui rentrent chez elles, y retrouvent leurs enfants et se couchent pour recommencer le lendemain... ça ne me convient pas, j'ai besoin d'autres choses, quite à être née différente alors je veux l'être jusqu'à la fin et ne rien regretter!
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# Posted on Friday, 07 August 2009 at 8:19 AM

et sur les blessures, point de suture...


pourquoi ces tourments reviennent me hanter?
mes cauchemars ne vont-ils jamais cesser?
Car une part de moi fut trop longtemps oubliée
et je vois ressurgir les années blessées...


# Posted on Friday, 07 August 2009 at 5:48 PM

Diagnostic

Loin de moi l'idée de vouloir saoûler tout le monde avec mes multiples problèmes...
je sais que je délaisse un petit peu ce blog ces derniers temps, je n'avais pas forcément le temps ni l'envie d'écrire.
Je voudrais seulement que les quelques personnes qui lisent ou qui ont lu mon blog en me découvrant avec stupéfaction, comprennent...
J'avoue être pessimiste, ne pas m'aimer, être mélancolique et déprimée, oui ça c'est moi!
Oui la Virginie que vous connaissez, c'est celle qui râle, qui fait des blagues salaces (parfois) qui a toujours un oeil rué sur le mec mignon etc... celle qui rit avec vous, qui est partante pour aller boire et s'amuser oui ça aussi c'est moi!
tout ça c'est moi!!! vous ne vous êtes jamais trompés sur moi, vous n'avez pas à vous sentir floué(e)s ou à lire mes articles à découvrir cette inconnue que vous croyiez connaître...
J'ai appris à vivre avec ces deux facettes, tout simplement parce qu'il a fallu pendant de nombreuses années cacher ce que je vivais pour ne pas avoir honte...
Je sais que la vie n'épargne personne... mais parfois elle s'acharne, elle vous fait mal, elle vous rabaisse plus bas que terre, elle vous étouffe, elle tente de vous tuer.... et au milieu de tout ça il faut survivre...
et si je n'avais pas rencontré des amis, des copains, des camarades qui me font oublier un temps tous ces problèmes, je n'aurais pas pu survivre, c'était un moyen de me dire que j'étais normale!
Et c'est toujours ce même but et cet oubli de Soi qui m'a permis de toujours vouloir m'en sortir et de devenir quelqu'un...
Mais je n'ai jamais pu fuir ou oublier aussi tous ces problèmes dans ma vie, parce qu'ils sont là tous les jours à vous ronger à pourrir votre existence, à vous détruire: mon enfance a été un problème, de très bons moments avec ma famille d'adoption (à qui je dois tout) mais aussi des moments de solitude, de détresse: la sensation d'être différente des autres et de ne pas vraiment savoir pourquoi...
J'ai toujours su que quelques choses étaient anormales dans ma famille mais je prenais ma situation pour normale (oui c'est un peu paradoxal):
- j'ai une vrai grand mère paternelle que je connais qui est ma marraine et qui m'aime plus que tout, qui est douée pour la musique et je porte son prénom en deuxième prénom
- ma grand mère maternelle vivait mais je ne l'ai jamais connue et ma mère non plus et ne voulait absolument pas que je la connaisse
- mon vrai grand père paternel vivait mais je ne l'ai jamais connu et mon père non plus et il a toujours fait en sorte qu'il ne vienne pas s'immiscer dans la vie de ma grand mère (oui bizarre comme situation)
- les parents adoptifs de ma mère, ce sont mes grands parents sans vraiment l'être, j'ai toujours su que ce n'était pas mes grands-parents (pourquoi? je ne sais pas pas, une intuition d'enfant quoi)
- ma mamie nounou et mon papy lulu ce sont les personnes qui m'ont élevée lorsque j'étais petite avec ma soeur, j'ai vécu 5 ans chez eux et j'ai toujours ensuite passé mes vacances chez eux, ce sont pour moi, mes vrais grands parents alors que ce n'est pas ma vraie famillle...
voilà ces gens là sont à la base de tous: parfois de beaucoup de maux de ma famille et de secrets et les autres ont été les points de suture à toutes les blessures...
voilà déjà ce que mentalement au niveau des repères j'avais sans compter les multiples cousinages ou oncles ou tantes qui sont difficiles à expliquer au commun des mortels (et encore maintenant)

au niveau social: c'est sans doute mon plus gros secret, la chose que j'ai caché toute ma vie et encore maintenant et que je ne dévoilerai pas ici mais j'ai toujours du cacher mes conditions de vie pour ne pas qu'on se moque de moi, pour ne pas être différente... certains d'entre vous savent ce qu'il en est, pour certains je l'ai confié volontairement, lorsque je le dis à une personne c'est une grande marque de confiance, c'est un grand pas pour moi... pour d'autres vous l'avez su par inadvertance et ça a été un choc brutal pour moi à chaque fois, parce que c'est une partie de ma vie que j'ai toujours caché, que j'ai voulu oublier...
seulement ce blocage vient qu'une fois lorsque j'avais 6ans, mes conditions de vie que je croyais normales ont été dévoilées devant toute la classe... je ne pensais pas être différente sauf que là aux yeux de beaucoup de gens et même de l'institutrice je l'étais... c'est arrivé comme ça, c'est ce jour là que j'ai su qu'il ne fallait plus jamais en parler, plus jamais le dire... et malgré que j'étais la 1ere de la classe, ce sentiment de honte c'est encore une grande cassure en mois, chaque fois que je l'évoque, chaque fois que j'y pense à ce moment précis où le couperet tombe et que tout bascule...
Et puis il y a tout le reste, même quand par la suite je vivais enfin normalement, il a fallu gérer de nombreux soucis, mes parents ont de nombreuses blessures intérieures qu'ils ne montrent pas mais qui sont perceptibles chaque jour... J'ai du gérer l'éducation de mon frère parce que ma mère ne lui avait montré aucun exemple et mon père ne voulait pas s'en occuper... mon père était malade de sa vie remplie de secrets, de questions auxquelles il n'avait pas de réponse, malade de la mort de sa grand mère qui l'avait élevé (oui lui aussi)... ma mère ne se connaissait pas, nous non plus... il y avait des problèmes d'argent et je gérais avec Sev, on allait faire les courses, apporter des papiers, aller en cours, faire le ménage, la vaisselle, sortir les poubelles, tondre la pelouse, ramasser l'herbe etc... oui j'avais 12 ans, elle en avait 9 et on devait faire tout ça on craignait la sanction, nous n'avions malgré tout jamais le droit à l'erreur avec nos parents, jamais! ça a été ça pendant toute mon adolescence... enfin quelle adolescence? Je n'ai pas eu le droit de vivre, d'aller dormir chez les copines, d'être amoureuse, ni même de m'aimer moi même, je me détestais, je ne savais pas qui j'étais mais en même temps je ne comprenais pas le problème de mes parents...

et puis ensuite le lycée, période faste pour nombre de personne... au moment où les choses allaient mieux, je perdais mon grand-père (mon papy lulu) ça a été le plus grand chagrin, la chose qui m'a cassé à jamais... tout le reste jusqu'ici je supportais, mais ça, c'était insurmontable... je perdais MA famille, mon enfance heureuse auprès de lui, la personne qui nous défendait tout le temps devant mes parents, la personne qui nous a donné des repères... je perdais une partie de moi-même... alors voilà mon lycée, ça a été une grande période de déprime et où mon seul moyen de survivre c'était de bosser d'aller en cours, d'y voir ma meilleure amie Elodie, l'une des premières personnes à qui j'ai pu parler de mon enfance... Je me suis noyée dans la musique, dans le savoir mais c'était les seules choses qui me rendait heureuse et qui me permettait d'oublier toutes mes cassures

et puis il y a la Fac et là j'ai ainsi pu me connaître un peu mieux, en retrouvant ma famille mais aussi en me permettant de vivre ma propre vie et donc mes propres erreurs^^ Mais ce fut troublant lorsque l'on m'a mis devant le fait accompli, lorsque l'on m'a demandé pourquoi j'étais malheureuse... oui je ne suis pas heureuse de ma vie, j'ai souffert et je découvre aussi ma propre histoire, ma famille ce n'était pas une période facile et je n'ai pas envie de tout dire au gens... je ne veux pas me présenter en disant "hey salut je suis Virginie, j'ai eu une enfance malheureuse et ma famille n'est pas normale" drôle d'approche non?
non je me présente celle que je suis sans ces problèmes là et au fond il n'y a que les personnes qui ont eu une expérience traumatisante qui savent de quoi je parle... C'est Moi quoi! moi sans tout ça mais parfois je suis silencieuse, amère parce que je ne suis pas invincible non plus!!! je doute tout le temps, je me pose mille question à l'heure et non je n'ai pas forcément envie de faire partager tous mes soucis, tout ce dont pourquoi je souffres à n'importe qui... mes problèmes sont profonds et complexes, je ne peux pas arrivée le moral en berne et vous dire que "j'ai perdu mes clés" NON! ça n'est pas comme ça que fonctionne ma tête, mon humeur, c'est plus enfoui, je peux pas tout expliquer et les personnes qui sont mes meilleurs amis savent que c'est petit à petit que je me suis redressée parce que chaque pierre était importante et qu'il fallait consolider certaines bases...
Mais le mal est fait, ma mémoire est là, l'édifice est fragile, oui j'ai de fortes tendances à déprimer mais ça n'est pas tous les jours, c'est pas pour n'importe quoi et je suis toujours Moi...
alors je suis dans une phase où j'ai envie d'abattre certains blocages, j'ai envie d'être positive, j'ai envie de vivre, j'ai besoin d'être quelqu'un, besoin d'être moi... alors vous savez les grandes lignes de mes failles, vous ne savez pas tout mais ça n'a pas d'importance si la personne à laquelle je tiens peut me permettre de vivre et non plus de survivre... c'est tout ce que j'attends des relations, ce que m'apporte en général l'amitié sans que j'ai besoin de m'expliquer...
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# Posted on Friday, 02 October 2009 at 8:41 PM

où en est-on?

où en est-on?
quelques mois qui s'écoulent et je n'ai plus le temps ni la force d'écrire... et pourquoi? pour dire quoi? cette année fut riche en évènement exam, mylene... surtout Mylene... et au moment où le cd live sort, qu'on nous entend, qu'on nous voit sur le DVD je suis la plus heureuse du monde mais j'ai comme l'impression qu'une page se tourne et là un spleen est perceptible...


mais si seulement il n'y avait que cela. Il y a une semaine mon oncle meurt... bon ok et? un inconnu meurt oui! cet homme là je ne l'ai jamais connu, les bizarreries perpétuelles de notre famille se font encore sentir alors que j'ai 23 ans... oui nous avons le même sang qui coule dans nos veines mais voilà on ne se connaîtra jamais, et ce cas là n'est pas isolé... bon on fait avec, mais ça fait toujours parti de ces petits trucs qui vous rappelle ce que vous êtes...


et puis il y a autre chose moi-même, ben oui ça ne serait pas marrant si le psychique ne s'y mettait pas dans ce fouilli... Je ne sais pas je ressens comme une sorte de désenchantement, certaines personnes ne vous connaissent plus du jour au lendemain, même pas quelques nouvelles, plus rien! bon soit la vie est ainsi, je reconnais n'avoir rien fait de mon côté mais je me suis tellement battue sur ce front pour croire aux gens que mon énergie est épuisée... alors tant pis ceux qui tiennent à moi le montre autrement qu'avec des textos mais bon j'avoue que c'est rassurant de se dire que certaines personnes à qui vous avez fait confiance, crois encore en vous, pense encore à vous... et puis il y a ce sentiment plus profond et c'est celui qui me pose vraiment problème, j'ai l'impression de n'être plus capable d'aimer, oui de ne plus pouvoir ressentir quoique ce soit envers quelqu'un... déception amoureuse? bien sur, une partie de moi-même s'est réellement volatilisée, quelque chose s'est brisée, ce qui me faisait croire au bonheur tout ça, ça n'existe plus au fond de moi... alors bien sur je peux rencontrer quelqu'un c'est pas le problème mais voilà plus rien ne se passe, plus de petite étincelle... comme si le monde était dur à ce point... ainsi soit ma vie comme dirait Mylene mais bon voilà je n'y pense pas toutes les secondes mais voilà il y a un petit malaise.... alors cela va-t-il changer? en même temps je me sens si différente de toutes les autres femmes qui ne songent qu'à avoir un mari, une vie de famille... moi je n'aspire pas du tout à ça, mon dieu si ma vie se résumait à ça, je préfèrerais me suicider plutot que de voir un tel scénario se produire... alors bon c'est peut être ça, je ne sais pas et je crois que je n'ai plus trop envie de comprendre, j'ai envie de vivre, mais lorsque je le veux j'ai l'impression qu'on installe une vitre devant moi, que je ne suis là que pour contempler, pour vivre les choses qu'à moitié, m'amusant de mon côté, mais pas complètement... Oui c'est bien cela Désenchantée

# Posted on Friday, 04 December 2009 at 6:25 PM